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Le paradis à la porte On lit volontiers l’Enfer de Dante mais pas son Paradis, parce qu’on se représente spontanément ce dernier comme un néant immaculé dans la monotonie des alléluias sans fin. Sans craindre la contradiction, on se dit que le bienheureux doit s’y ennuyer ferme – comme un rat mort. Or le paradis dantesque est bien plus différencié et violent que son enfer. Béatrice y déclare au poète : « Si tu voyais mon rire, tu serais réduit en cendres. » Voilà pourquoi, nous repliant sur nos petits paradis artificiels (qui deviennent bientôt des cercueils sur mesure), nous mettons le vrai paradis à la porte : nous avons peur de ce qui nous dépasse, nous redoutons l’exigence de sa joie. Mais, de derrière la porte, le paradis continue de frapper. Il frappe avec la vie. Il cogne avec la mort – déjoue nos plans, veut nous ouvrir à l’inespéré. Fabrice Hadjadj Professeur agrégé de philosophie, essayiste et dramaturge, collabore notamment à Art Press et à Panorama. Il a publié de nombreux essais, dont La Profondeur des sexes (Seuil, 2008) et La Foi des démons (Salvator, 2010).