Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Le cours de Michel Foucault au Collège de France sur la « naissance de la biopolitique » s’est imposé comme une référence fondamentale pour toute réflexion sur le néolibéralisme dans ses différentes dimensions – théorique, historique, sociologique, etc. Beaucoup y ont vu une approche révolutionnaire : au lieu de réduire le néolibéralisme à une doctrine économique prônant le « laisser-faire », Foucault aurait compris qu’il s’agit d’une nouvelle conception de l’être humain et de la société, fondée sur l’entreprenariat et la concurrence généralisée. Cette interprétation a fait florès dans le monde entier : des governmental studies à Wendy Brown, Foucault a été applaudi comme le prophète de notre temps. L’objet de ce livre est de revenir sur ce bilan, et d’examiner comment Foucault a souvent été érigé en figure d’autorité pour dénoncer le néolibéralisme. Il met à l’épreuve cette interprétation sous deux angles. D’abord, à travers une reconstitution du parcours de Foucault dans le contexte politique et intellectuel de la fin des années 1970 (antitotalitarisme, « retour du libéralisme », etc.), il montre pourquoi sa position de l’époque risque de susciter aujourd’hui des lectures anachroniques. Ensuite, il montre que la réalité de la contre-révolution néolibérale – du Chili de Pinochet à nos jours – n’est pas entièrement déchiffrable à l’aune du paradigme foucaldien. Il y a certes encore beaucoup à apprendre de ses analyses, mais à condition d’en faire un usage critique : évitant les pièges du réquisitoire et de de l’hagiographie, le livre démontre que Foucault n’était ni un contempteur absolu du néolibéralisme, ni un soutien caché. Et que ses hésitations sont symptomatiques d’une crise de la gauche dont nous ne sommes jamais vraiment sortis. Cette version revue du livre (épuisé) publié en 2015 est enrichie d’une préface qui analyse les mutations récentes du néolibéralisme et de ses interprétations, et entend contribuer au renouvellement de la philosophie du néolibéralisme.