Une étude magistrale, qui montre comment l’appropriation de l’Antiquité par les nazis visait à reconstruire l’identité bafouée d’une Allemagne humiliée par le traité de Versailles.
« Nous n’avons pas de passé », affirme Hitler, qui déplore que les archéologues SS s’obstinent à fouiller les bois de Germanie pour n’y exhumer que des mauvaises cruches. Le passé de la race, celui qui doit remplir de fierté les Allemands, se trouve en Grèce et à Rome. Quoi de mieux que Sparte pour construire une société et un homme nouveaux ? Quel meilleur exemple que Rome pour édifier un Empire ? Quel meilleur avertissement que les guerres qui opposèrent la race nordique aux assauts de la Perse et de Carthage ? Le Reich a succédé à Athènes et à Rome dans ce combat racial millénaire, où il fait face aux mêmes ennemis et au même péril. Johann Chapoutot explore le cœur du projet totalitaire nazi : dominer le présent et l’avenir, mais aussi un passé récrit et instrumentalisé.
Johann Chapoutot a présenté cet ouvrage lors d’un café littéraire aux Rendez-vous de l’histoire de Blois, le 9 octobre 2008. Retrouvez son intervention sur http://www.clionautes.org/spip.php?article2087.
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