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"Ah, mon Dieu", dit la mère. Et elle murmure : "J 'ai la fièvre !" Des larmes coulent de ses paupières. "J'ai la fève, dit Lili. Elle a la forme d'un coeur de porcelaine." Jiji et Boubou viennent voir. Ils crient tous deux de concert : "Un petit coeur de porcelaine !" Et bientôt ils dansent en scandant : Ma Mère l'Oye a de la veine Elle tricote toute la semaine Elle a trouvé dans sa laine Un p'tit coeur de porcelaine Quand elle cassera sa laine On mettra sur sa bedaine Le p'tit coeur de porcelaine Héloïse a perdu la mémoire de son nom et de ses origines. Il lui reste à tout réinventer autour d'un surnom du coeur : Lili, que lui donnent, dans son âge mûr, Jules, Félix, Léon, Gaspard, Jiji, Boubou et les autres, qui sont venus ou qui viendront. Il lui reste l'image exemplaire de la généreuse et tyrannique Mère l'Oye emplissant sa maison de garçons turbulents qui l'adorent. Cette maison, elle l'a trouvée, au soleil de la Méditerranée, sur une terre de vieille civilisation dont elle essaie, par les gestes attentifs du labeur banal, d'assimiler peu à peu les témoignages et les habitudes. Mais une visite imprévue va déranger cet ordre intime patiemment construit : les appels de l'extérieur soumettront Lili à l'épreuve des autres (leurs drogues, leurs chagrins, leurs morts), à l'épreuve d'elle-même et du temps. Il lui faudra du courage - et peut-être un certain goût de l'aventure - pour accepter le parcours des événements qui l'emportent comme sur un jeu de l'Oye, au hasard des rencontres, des pièges de la vie, des vérités secrètes, et même plus loin que le but qu'elle tentait d'atteindre. N'est-ce pas à ce prix - celui de l'expérience - celui, aussi, de la compassion - que se confirme pourtant la pérennité du bonheur et que se fêtent les anniversaires ? Le navire sur la colline est l'odyssée souvent joyeuse, parfois un rien mélancolique, d'une Terrestre inspirée, aussi charnelle que mythique - telle qu'un Zeus eût pu la tirer d'une côte du vaillant Ulysse !