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Le marcheur vertical est le vingthuitième ouvrage publié par Pierre Yves Lador qui poursuit avec ce livre original et pertinent son aventure d’écrivain Quelles analogies entre la marche la contemplation de la nature et de la surnature la pensée et l’écriture Si le développement personnel fut une bonne invention ses applications contemporaines sont calamiteuses car sous pressions Marchandisation recettes édulcorées picorage et butinage effervescents tourisme généralisé chez les fauxmaîtres égocentrisme stérilisant impatience forcenée frustrations dues à l’absence de résultats fébrilité générale dans l’absorption frénétique de tisanes potions et confitures magiques S’il ne s’agit pas ici de promettre de la sueur du sang et des larmes on va sans doute suer le pouls peut taper plus fort les larmes et le rire le cri et le silence les observations les visions vont résonner dans l’effort lent constant et intermittent de la marche en forêt en montagne On ne promet rien on pratique on s’exerce on écrit En montant car la pente est nécessaire et la verticalité essentielle entre la terre et le ciel de la tête aux pieds Les Sylvain Tesson les Mike Horn et même Sarah Marquis abusent de la planète comme des frelons fous sous haute surveillance des satellites cherchant les records les exploits les kilométrages les exotismes Ici l’auteur cherche la profondeur la hauteur la lenteur dans l’ordinaire le local accepte la pesanteur la gravitation la fatigue et les modifications de ses états de conscience Il marche et advient ce qui advient Il n’attend rien et croise l’escargot Le texte marche dans les forêts de la montagne helvétique et sinue dans le cerveau de l’auteur qui se répondent hantés réciproquement et constituent un univers parallèle baptisé nature et surnature fait de plantes de rocs d’animaux d’arbres et d’une sorte de tissu énergétique mystérieux qu’on nomme parfois âme Le lecteur francophone sera comme le marcheur surpris au détour d’un sentier par une rêverie une vision une digression l’envol d’un tétras une salamandre immobile ou un instant de grâce