Depuis toujours, Mathieu Terence noircit des carnets. Parmi les centaines de sensations, de spéculations, de sourires qui lui viennent chaque jour à l’esprit, il retire à l’occasion un aphorisme. Une fusée, dirait Baudelaire. Un haïku, dirait Bashô.
Jamais, pour lui, on ne saurait réduire la littérature à un pitch ou à un script. Au contraire, l’écriture s’authentifie en passant du plus intime au plus universel.
Cet autoportrait en trois mille morceaux est en fait notre portrait où nous nous retrouverons entièrement, et ferons la rencontre avec la femme, l’homme d’aujourd’hui, ce « Présentiste » en mal d’être.
Un livre essentiel.
Un livre libre.
Auteur d’une œuvre forte, partagée entre le roman, la poésie et l’essai, Mathieu Terence publie, en contrepoint de cette élégie, le pamphlet La Littérature d’ameublement, qui confirme sa place singulière.