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Kells, c’est moi. Gamin enfui de Lyon à dix-sept ans pour ne pas être dévoré par son Minotaure de père, raciste et antisémite. Enfant fragile devenu chien des rues, luttant pour sa survie pendant un an, seul à Paris, sans rien d’autre pour dormir que les bancs, les caves d’immeubles, les paillassons des derniers étages. Un paumé qui se faisait appeler Kells, en référence à un Évangéliaire irlandais du IXe siècle, une merveille celtique. Et puis un jour, sorti de la misère, accueilli, logé, nourri, instruit, aimé, armé, je me suis réconcilié avec l’humanité.
Le Livre de Kells est aussi l’histoire d’une jeunesse engagée et d’une époque violente. J’y ai changé des patronymes, quelques faits, parfois bousculé une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée.
S. Ch.
Récit d’un homme qui se cherche, se perd et se fabrique, Le Livre de Kells prolonge la plongée dans l’intime d’un écrivain qui sait comme peu d’autres tendre un miroir à nos âmes. Élise Lépine, Le Point.
De sa liberté à la naissance de Libération, en passant par la faim, le froid, la honte et l’engagement, l’ouvrage retrace trois ans de Chalandon, jouant comme souvent avec un faux nez qui ruse et qui masque, mais ne trahit pas. Pierre Corneille, Lire magazine.
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