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En cette retraite du monde qu'est le lieu de l'écriture, le narrateur confesse et analyse l'étrange passion qui l'habite et le condamne à la solitude : le visage et le corps des passants entrevus dans la rue l'obsèdent avec une insistance à tout le moins anormale. Un visage à peine saisi, un dos d'adolescent moulé dans ses jeans, un cou de jeune sportif, une paire de bras obscènes sous un fin tee-shirt, la pliure d'une jambe, les mains d'une serveuse, une physionomie rieuse ou grave, et les yeux qui soudain trahissent en un bref éclair l'inaccessible domaine intérieur, tels sont les spectacles qu'il ramène du coeur des foules dont il paraît être à la fois la victime et le sacrificateur, sorte de moine extasié, assumant toutes les sensibiltés, exclu comme pour expier la vie des corps qui passent et chanter dans la solitude, la stupeur et le silence, leur beauté, leur réalité, la profondeur qu'il leur découvre. L'aventure, ici, tient à l'interpénétration progressive de l'écriture et du regard qui entretiennent une attente indéfinie jusqu'à la révélation finale, inéluctable et pourtant étonnante, qui ne clôt pas le livre mais l'ouvre au contraire, le suspend sur l'au-delà de ce qui n'a été encore que littérature. Un texte plein de flammes, forgé par le désespoir et qui témoigne d'un art halluciné.