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Le Lac de cendres a pour sous-titre « poème ». C'est dire que cet ensemble se présente comme une suite unique et solidement architecturée dont le thème est la disparition des cultures et des langues d'Europe dans la grande soupe comunicationnelle de la mondialisation à l'oeuvre depuis plusieurs décennies et aujourd'hui insolemment triomphante. Américain de naissance, c'est-à-dire selon lui né en « Nouvelle Barbarie », Eugène Green ressent cette évolution comme une responsabilité insupportable du pays dont il est issu et tente avec un zèle d'autant plus fervent de se racheter en faisant l'éloge de cette civilisation des Lumières qu'il voit expirer. Il emprunte la langue solennelle de Dante pour décrire la scène où se passe le drame : « Sortant d'un bois assombri par l'hiver, / Je me trouvai dans une étrange plaine,/ Sans herbe aucune, et sans aucune bête, / Mais où hurlait sans corps la voix du vide. / Le ciel au loin retombait sur le sol, / Séparant ce pays de tous les autres / ; Mais si ce lieu surgit sur mon chemin, / C'était sans doute un lieu de mon destin. / Au centre creux de cette immense absence / Je découvris les contours d'un grand lac / Qui semblait tout gelé et enneigé, / Mais en cherchant à cueillir les cristaux, / Je ne trouvai dans l'étau de mes doigts / Qu'une poignée éphémère de cendres. » De ce lac montent des voix : celles des derniers grands poètes qui ont illustré les différentes langues d'Europe : de Stéphane Mallarmé à Gerard Manley Hopkins, de Rilke à Constantinos Cavafis, de Montale à Fernando Pessoa, de Salvatore Quasimodo à Salvador Espriu. À chaque fois Eugène Green les écoute et nous restitue leur lamentation. C'est donc ici un exercice de haute culture et une réflexion brûlante sur la faillite de l'Europe depuis 1914.