Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
" Montaigne est un sceptique qui soutient ne rien savoir ", voilà ce qu'on tire ordinairement de l'énorme Apologie de Raymond Sebond qui est au centre du livre II des Essais, affirmation péremptoire qu'on illustre en citant la fameuse formule fichée au coeur de cet essai comme l'aiguille d'une balance : " Que sais-je ? " Il est pourtant bien maladroit de réduire ce livre II à son chapitre XII, encore plus malheureux de croire exprimer la pensée si riche de Montaigne par une formule, dont d'ailleurs le sens est nettement équivoque. C'est, hélas, ainsi que fonctionnent trop d'analyses, par réductions successives, alors que les Essais sont une de ces oeuvres vivantes, organiques qu'on ne saurait traiter comme un bouillon, mais dont il convient d'abord de reconnaître l'organisation vivante. Si on accepte donc l'idée que le livre II des Essais est, comme le livre I, une machine habilement composée pour s'animer sous nos yeux, on peut espérer découvrir ce que Montaigne a voulu faire : offrir une arme " contre les athéistes " et montrer ce qu'elle vaut en combattant lui-même avec elle les présomptueux, les faussaires et les menteurs, toutes gens qu'il abhorre. On s'aperçoit encore que la lutte entreprise n'exprime pas seulement un engagement occasionnel, mais la continuation du vieux combat de la Sagesse pour que chacun sache prendre le pouvoir sur soi-même et préserver une liberté salutaire, aussi bien contre les hommes et leurs lois de circonstances que contre ses propres folies intestines. C'est à découvrir cela, et quelques autres épices qui assaisonnent ce plat " de haute graisse ", que notre commentaire invite.