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+ propos du drame rwandais, analystes et commentateurs n'ont cessé de répéter que les puissances occidentales, belge et française notamment,étaient responsables des événements sanglants dont nous avons été témoins. La Belgique aurait cristallisé la conscience et la rivalité ethniques chez les Tutsi et Hutu, la France aurait armé les FAR complètement noyautées par les Hutu. Assurément, ces opinions ne peuvent être réduites à de vaines fariboles. Toutefois, elles ne manquent pas d'avoir un côté choquant, en ce qu'elles expriment l'absence de prise des Rwandais sur les données qui gouvernent leur destin de collectivité humaine... Puis supposer même que, conformément au diviser pour régner, le colonisateur ait exacerbé des rivalités qui étaient jusque-là restées dans des proportions raisonnables, qu'est-ce qui oblige les ethnies victimes ou objets de ce bombardement abject à se l'approprier si farouchement, à s'y arc-bouter si férocement, même si cela doit conduire au suicide collectif? On ne peut manifestement continuer à s'en tirer à si bon compte! Trêve de refuges commodes et de dérobades faciles : au Rwanda en 1994, comme en Somalie ou au Libéria plus tôt, les responsables principaux des sauvages tueries sont une réflexion politique (si l'on ose dire) bornée et rabougrie à l'abus immédiat d'un pouvoir généralement usurpé ou illégitime, une absence totale de projection lucide et désintéressée d'un avenir commun.