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Condamné par les ordonnances de la Libération, Le Figaro littéraire reparaît en 1946, sous le titre de Littéraire, et attendra un an le retour de son nom initial. Mais l'hebdomadaire animé par Maurice Noël n'a plus rien à voir avec les pages littéraires du Figaro de l'entre-deux-guerres. Il s'agit désormais d'une publication autonome, dont les bureaux sont installés dans les salons du prestigieux hôtel particulier du Rond-Point des Champs-Elysées. Né dans les affrontements de l'épuration, Le Figaro littéraire devient, dans le contexte de la guerre froide, le lieu du refus de l'engagement de la littérature. Pourtant, du soutien à l'appel de David Rousset au procès Kravchenko, l'hebdomadaire invente sa propre forme de "contre-engagement". Impliqué dans ces grands combats idéologiques, il reste un journal culturel généraliste, souvent considéré comme l'antichambre de l'Académie. A l'image de François Mauriac, les "grandes plumes" du Figaro viennent y défendre la tradition littéraire française ; tandis que de jeunes critiques, comme Bernard Pivot et Jean Chalon, parcourent le Paris des lettres en quête de nouveaux talents. Aujourd'hui réintégré aux pages du Figaro, cet hebdomadaire littéraire demeure, dans l'histoire de la presse française, une publication légendaire. L'analyse de son contenu et des parcours individuels de ses collaborateurs met en évidence la diversité des cultures politiques de droite du second XXe siècle. Elle témoigne de la singularité de cette expérience journalistique qui, de l'après-guerre à Mai 68, dut faire face aux bouleversements culturels et politiques de son temps.
Claire Blandin est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris Est Créteil. Elle a publié en 2007 un ouvrage de synthèse sur l'histoire du Figaro aux éditions Armand Colin (Le Figaro, Deux siècles d'histoire) et anime aujourd'hui le groupe de travail "Presse magazine" au Centre d'histoire de Sciences Po. Cet ouvrage est issu de sa thèse de doctorat en histoire, soutenue à Sciences Po.