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"Brûler Turner ? Impensable ! Mais pourquoi alors John Ruskin, le grand critique d'art anglais, s'est-il vanté d'avoir détruit une partie des oeuvres du peintre, dont il était pourtant le fervent admirateur ? J'ai voulu en savoir plus sur cette troublante histoire d'amour-détestation, sur les soupçons de folie et de débauche pesant sur les dernières années de la vie de Turner, justifiant aux yeux de Ruskin la mise au bûcher de centaines de toiles et de dessins, jugées “obscènes”. Le puritanisme de l'époque expliquait-il à lui seul cet autodafé ? Ruskin ne cherchait-il qu'à protéger la réputation de son idole ? Au cours de mon enquête, je suis tombé sur des documents rares : les lettres de l'épouse de Ruskin dont il ne consomma jamais le mariage, et qui jetaient une lumière inquiétante sur certains écrits et comportements du critique anglais. La question de la nudité était de toute évidence cruciale... De fil en aiguille, avec l'aide inattendue de la Lolita de Nabokov et de l'Alice de Lewis Carroll, les ombres se sont déplacées, et c'est un Ruskin rongé et fasciné par des flammes d'un tout autre genre qui m'est apparu. " Claro