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Le fanatisme est communément approché comme une accusation infamante, l'attribution d'un symptôme de déraison et d'arriération, lesquelles prennent alors des formes sanglantes, répressives, ou encore totalitaires. L'apparente évidence attachée à ce terme n'est pas sans poser la question de l'histoire de ses usages, et l'appareil conceptuel mobilisé dans différents contextes pour en définir les contours. À rebours des approches des « Lumières 2.0 » qui font du fanatisme ? souvent sous les traits contemporains d'une prétendue barbarie extra-européenne, voire carrément islamique ? un corrélat de la superstition, d'affects prémodernes ou d'une absence de sécularisation, Alberto Toscano en propose une lecture neuve, de part en part politique. Sans s'interdire de dénoncer l'orientalisme sous-jacent aux traitements actuels dominants du fanatisme, l'auteur montre à la fois combien l'accusation de fanatisme est rattachée à la tradition contre-révolutionnaire, et combien son usage visait davantage les dangers d'un excès de rationalité, notamment pour l'émancipation des esclaves noirs aux États-Unis, ou dans la lutte contre le colonialisme, qu'à condamner des comportements pré-modernes. Au contraire, comme Alberto Tocano en fait la démonstration, on peut considérer le fanatisme comme un concept spécifiquement moderne, une passion interne à la rationalité et aux Lumières, un enthousiasme pour l'abstrait qui se fait jour dans les inégalités et les interstices du processus de modernisation, à sa périphérie. Au crible de la tradition marxiste, de la psychanalyse, ou de la philosophie politique, l'auteur enrichit considérablement nos vues sur les rapports entre la politique et la religion, entre une conviction abstraite et sa réalisation effective.