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Contrairement aux idées des Lumières qui consacraient le pouvoir légitime de la loi, le jugement de vérité des partenaires sociaux sur les normes et les institutions politiques s’avère être au fondement de la légitimité des ordres normatifs et politiques. Les lois du système juridique énonçaient les rapports nécessaires entre êtres libres, selon la formule de Fichte. Leur finalité restait platonicienne : soumettre le corps et les passions à l’esprit. Ainsi parlaient-elles au nom de tous et vouaient-elles chacun à n’exister que dans un animisme collectif. Mais leur promulgation faisait pourtant abstraction de ce qui rend libre chacun : de l’exercice du jugement de vérité par lequel individus et sociétés jugent de la justice de leurs conditions de vie. Or ce jugement fonde tout pouvoir qui se donne force de loi. Ne sont légitimes que les lois qui objectivent les conditions de vie par des jugements aussi vrais qu’ils sont déclarés l’être. Son exercice permet donc de passer d’une démocratie représentative de compensation à la démocratie du jugement commun. Car celui-ci repose sur la loi de vérité à laquelle nous obéissons déjà tous comme allocutaires de nous-mêmes et des autres. Aussi sa validation est-elle capable de mettre fin à l’animisme juridique qui s’arroge le droit de juger ce jugement à la place de chacun.