Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Le mot de décideur, ancien et consacré, n'a été sorti que récemment du long oubli dans lequel il était tombé depuis le XVIIIᵉ. Et pourtant, chacun de nous est un décideur. Certes, il nous semble que nous subissons plus de pouvoirs que nous n'en exerçons, mais la liberté, même précaire, fait partie de notre être. Les puissances extérieures se nourrissent largement de notre ignorance ou de notre complicité. La constitution du décideur apparaît, quand on le regarde en action, sentant, imaginant, agissant sur les hommes et sur les choses, produisant et recevant signes et messages. Il est pris à son tour dans un étrange champ de forces, fait de puissance technique et de vide spirituel ; nihiliste, mais créateur de valeurs, il scrute un ciel privé des dieux, en quête d'une autre image de l'homme. Cette aimantation technologique et métaphysique du monde s'accomode du prosaïsme des pouvoirs : les décisions ne sont pas toutes des innovations et des ruptures. Chacun de nous devient un décideur à sa manière, à son poste, et comme par état : les institutions, les fonctions et les rôles nous socialisent. Mais le temps des masses est aussi celui des individus, car aucun projet, aucune histoire, aucune oeuvre collective ne se fait sans que des hommes y engagent leur foi et leur vie.