Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Ce livre s'efforce de poser la question de la métaphore en histoire : comment une société choisit-elle de se représenter, comment choisit-elle de se représenter, comment trouve-t-elle des formes devant lesquelles elle se dit : je suis cela ? A la fin du XVIIIe siècle, face au gouffre creusé dans la chronique traditionnelle de la monarchie par la rupture révolutionnaire, le discours sur la politique s'appuie ainsi sur les métaphores pour proposer un récit de la fracture historique susceptible d'ordonner le cours débridé de l'histoire. Parmi ces images, celle du corps s'impose rapidement : les hommes de la Révolution se représentent la société qu'ils veulent fonder comme un corps humain, un corps humain, un corps régénéré, raisonné, colossal, plus libre de ses mouvements et mieux proportionné. L'ancienne représentation monarchique, fondée sur la métaphore traditionnelle du corps du roi, s'écroule alors pour faire place à une autre forme politique : celle du grand corps citoyen, garant d'une nouvelle souveraineté. Choisissant des objets originaux (l'impuissance du roi, les plaies des martyrs républicains, la fabrication de monstres en politique), Antoine de Baecque suit cette autoreprésentation politique dans des images et dans des textes peu exploités jusqu'alors, comme les milliers de brochures et de gravures que l'actualité politique jette sur le marché dès le milieu des années 70. Là repose le corps de l'histoire : ces métaphores anatomiques qui portent une nouvelle organisation de l'Etat et de la société, incarnent le récit des événements et offrent aux écrivains politiques le pouvoir de redécrire le monde. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé et docteur en histoire, ANTOINE DE BAECQUE est né en 1962. Ses travaux sur la Révolution (on rappellera son livre sur La Caricature révolutionnaire ) l'ont déjà imposé comme un spécialiste incontesté de l'histoire des représentations politiques. Il est également membre du comité de rédaction des Cahiers du cinéma.