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Le colonel Liapkine, qui, par son succès à la fois immédiat et durable, assura d’emblée en Grèce le renom de son auteur, semble refuser à dessein à son lecteur étranger les clichés d’un pays de mer et de soleil, d’une population festive et insouciante. Ou plutôt il paraît transférer cette vision mythique sur le personnage haut en couleur d’un émigré russe, officier tsariste chassé de sa patrie par la Révolution de 1917, dont la débordante vitalité va finir par se perdre dans la morne platitude de la plaine de Thessalie où il a trouvé à s’employer, dans une société provinciale faite de fonctionnaires mesquins et cancaniers et de paysans abrutis par le labeur, dans le microcosme d’émigrés russes déclassés et aigris, et dans une nostalgie incurable qui rend son acclimatation impossible. La force de ce roman tient autant à la figure inoubliable de son protagoniste, dont l’exubérance et la vigueur ne peuvent s’adapter au milieu étriqué au sein duquel son exil l’a fait échouer, qu’à la peinture d’une existence inéluctablement ruinée par les caprices de l’Histoire, l’incompatibilité des cultures et un alcoolisme qui n’est jamais que l’instrument d’une aveugle Destinée digne de la tragédie antique.