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Existant probablement depuis les temps préhistoriques, le cheval ardennais ne tire de ses ascendances immémoriales aucune vanité, bien qu'il leur doive sans doute sa santé robuste, sa frugalité et sa résistance aux rigueurs climatiques. Ce cheval qui depuis des siècles a maintenu sa réputation en guerroyant sans cesse et en travaillant dur, s'illustre aujourd'hui dans la frivolité. Il ne mouille plus le harnais en tirant canons, diligences ou charrues, mais des voitures légères de loisir ou de sport. Ses nouveaux espaces de gloire ne retentissent que des applaudissements des spectateurs des rallyes, des marathons, des épreuves de maniabilité. Ses chemins héroïques ne vont plus vers Poitiers, Jérusalem ou Moscou, ils s'appellent Route du Poisson, Route du vin et du Comté ou 24 heures de Libramont… Cependant comme cheval de travail, peut-être n'a-t-il pas encore lancé son dernier hennissement. En dehors des exploitations forestières qui sont restées ses refuges, on a vu ces dernières années réapparaître l'ardennais sur des terres de maraîchage et de petites cultures généralement biologiques, ou dans des vignobles prestigieux où il est préféré au tracteur. Et dans quelques villes, il fait le cantonnier, tirant avec discrétion les bennes de ramassage des déchets, ou tondant silencieusement les espaces verts. La crise globale de l'énergie qui s'annonce lui ouvrira-t-elle une ère de renaissance ? Qui le sait ?