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Les" conquêtes politiques et économiques du pouvoir algérien depuis l'indépendance sont impressionnantes : rupture de la dépendance à l'égard de l'ancienne métropole, équipement industriel du pays, suppression de la grande propriété foncière, réappropriation de la rente pétrolière... Elles témoignent d'une volonté et d'une persévérance qui n'ont guère leur équivalent au Maghreb et en Afrique. Elles fondent l'image internationale de « l'Algérie progressiste », image habilement entretenue par un discours « tiers-mondiste » très persuasif. Qu'y a-t-il, en réalité, derrière ces conquêtes ? Il faut interroger ce discours, le confronter à l'histoire récente de la société algérienne et pénétrer dans la réalité des luttes sociales. Par ce biais peut être mise en évidence la continuité du processus de formation d'un capitalisme d'Etat original et efficace. Ce processus, c'est d'abord l'ascension, dès l'indépendance, de la petite bourgeoisie algérienne dans les rouages de l'appareil d'Etat hérité de la colonisation. C'est ensuite l'établissement d'une fraction de celle-ci dans les postes de commande de l'économie, écartant alors durablement les classes laborieuses — ouvriers et paysans — du contrôle sur les moyens de production et le surproduit social. L'important potentiel révolutionnaire de 1962 a été progressivement canalisé; l'histoire de la « normalisation de l'autogestion agricole » en est une illustration pertinente. L'analyse du modèle de développement algérien, de ses incidences sociales — disparités croissantes des revenus, déséquilibre régional, maintien du chômage, persistance de l'émigration, et de ses contradictions —, confirme l'étude historique. Elle montre que le capitalisme d'Etat algérien reste un système inachevé. Il peut s'ouvrir sur le complet épanouissement des virtualités capitalistes de la nouvelle bourgeoisie. Il peut également, et conjointement, déboucher sur une intégration plus poussée dans la nouvelle division internationale du travail. Assurément, les alliances de classes qui se sont tissées depuis douze ans, sous le couvert d'une idéologie national-populiste, sont appelées à se modifier. Les auteurs enseignent actuellement à Paris; ils ont été pendant deux ans formateurs-chercheurs à l'Institut de planification d'Alger.