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En 1985 naît un diplôme totalement inédit et pour le moins original : le baccalauréat professionnel. Dédié à la revalorisation de l’enseignement professionnel, jusque-là dépourvu de baccalauréat et confiné dans « l’enseignement technique court », ce diplôme doit également répondre à l’objectif de conduire 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat en 2000, ambition promue à la même date. Cette initiative, très controversée, modifie profondément la voie professionnelle et le système éducatif tout entier : s’il vise l’entrée immédiate dans la vie active, le nouveau baccalauréat ouvre également les portes de l’enseignement supérieur, à l’instar du baccalauréat général et du baccalauréat technologique. D’abord défini par ses particularités, dont une formation en 4 ans, le baccalauréat professionnel est officiellement mis à parité avec les autres baccalauréats lorsqu’en 2007 le ministre Xavier Darcos décide qu’il se préparera désormais en trois ans directement après la troisième et renforce ses liens avec l’enseignement supérieur. Depuis cette réforme, le baccalauréat professionnel a bénéficié d’une forte croissance au point de devenir le deuxième baccalauréat de France. Cette position éminente n’a cependant pas fait tarir les critiques, provenant aussi bien des employeurs, qui peuvent le trouver trop scolaire, des enseignants du second degré, qui ne l’envisagent pas forcément comme une chance pour les élèves, que des universitaires, qui persistent à considérer d’un mauvais œil l’arrivée sur « leurs terres » d’étudiants atypiques. Objet de préjugés durables, de croyances et d’illusions, le baccalauréat professionnel est un diplôme pluriel, qui ne se réduit pas aux images qu’il projette. Une trentaine d’années après sa création, qu’en est-il de ce diplôme, dans le système éducatif comme sur le marché du travail ? Quelles ont été ses évolutions et de quoi est-il le nom, sachant qu’il est passé de 5 spécialités au moment de sa naissance à une centaine aujourd’hui ? Réunissant historiens, sociologues, spécialistes en sciences de l’éducation, économistes et juristes, cet ouvrage propose un état des lieux des premières décennies du « bac pro ». Le bilan est contrasté. Si le baccalauréat professionnel a indéniablement reconfiguré la formation des ouvriers et des employés et a contribué à l’élévation du niveau général d’éducation, sa légitimité reste discutée, signe que la revalorisation sociale de la voie professionnelle demeure un leurre tant la forme scolaire académique façonne encore les modèles de réussite de notre société.