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Basil de Sélincourt, en 1926, s'interroge sur les menaces qui pèsent sur sa langue : l'anglais, en effet, connaît un développement sans précédent. Il écrit : "L’anglais, selon toute apparence, ressemble plutôt au gazouillis du moineau — un bruit capable de suivre les hommes partout où ils vont et qui résonne sous tous les toits sous lesquels ils se protègent des éléments. Il a une faculté d’accommodation presque brute, attire l’indolence, ignore l’inconfort, et prospère en l’absence des grâces. L’amoureux des oiseaux, bien qu’il ne puisse nier les nombreuses vertus du moineau, s’effraie en pensant à sa capacité de se multiplier et se trouve hanté par la vision cauchemardesque d’un monde où les espèces les plus délicates auraient été bannies et où tout ne serait plus qu’un vaste règne des moineaux. Une horreur similaire s’empare de l’humaniste quand il lui vient à l’esprit que l’anglais puisse être destiné à devenir la langue de l’espèce humaine. Quel anglais, se demande-t-il, tout en pensant qu’en ce moment même des hommes œuvrent à cette fin, des hommes qui, après tout, représentent bien un aspect du génie anglais, en sorte qu’il n’est pas impossible que des briques à moitié cuites et des moteurs de pacotille n’envahissent un jour le monde. La fertilité débridée de notre langue, semblable à celle des orties, ne contribue pas seulement à la répandre : elle la rend susceptible de dominer de façon autoritaire à mesure qu’elle se répand. À dire vrai, elle est déjà trop largement parlée pour son propre bien, et, en dépit de toute la machinerie dont nous disposons pour l’unifier, son expansion finira peut-être par constituer sa perte." Mais l'inquiétude lucide de Basil de Sélincourt n'affecte pas seulement l'amoureux qu'il était de sa propre langue ; elle affecte tous ceux qui considèrent actuellement l'état où cette langue a mis le monde.