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La réussite de CNN International, le succès financier des blockbusters d'Hollywood à l'étranger ou encore la diffusion des dessins animés japonais et des séries américaines sur toutes les télévisions du monde : ces phénomènes ont incité, dès les années 1980, à parler de mondialisation audiovisuelle. La France en a très tôt pris conscience et des diplomates du ministère des Affaires étrangères, pour exister au sein de cette mondialisation audiovisuelle, ont bâti en face une véritable politique française. Plusieurs chaînes de télévision transnationales ont été créées (à commencer par TV5), des spécialistes de la télévision et du cinéma ont investi les ambassades françaises sans que les diplomaties du reste du monde connaissent d'équivalent, et enfin, les professionnels français du cinéma et de la télévision ont été très rapidement enrôlés. Au fond, cette politique propose une alternative à la domination des États-Unis sur les marchés audiovisuels mondiaux. Elle mise sur une diplomatie de la diversité culturelle et non sur la rentabilité économique. Elle associe la production audiovisuelle française à celles d'autres pays dominés dans la mondialisation audiovisuelle : TV5, qui est ainsi la chaîne de la francophonie, du multilatéralisme et de la culture, existe toujours à côté de la « CNN à la française » qu'a été France 24 à partir de 2006. De même, une politique française d'exportation accompagne les cinéastes du monde entier, depuis l'écriture de leurs scenarii jusqu'aux salles d'art et d'essai, en passant par les récompenses à Cannes ou dans d'autres festivals. Ashgar Farhadi, Abderamane Sissoko, Jia Zhang Ke, Rithy Panh, incarnent, avec bien d'autres, un « cinéma du monde » dont les racines poussent en France. Au moment où la pérennité de cette politique semble menacée par de nouveaux acteurs tels que Netflix, cet ouvrage raconte son invention et restitue son originalité.
La réussite de CNN International, le succès financier des blockbusters d'Hollywood à l'étranger ou encore la diffusion des dessins animés japonais et des séries américaines sur toutes les télévisions du monde : ces phénomènes ont incité, dès les années 1980, à parler de mondialisation audiovisuelle. La France en a très tôt pris conscience et des diplomates du ministère des Affaires étrangères, pour exister au sein de cette mondialisation audiovisuelle, ont bâti en face une véritable politique française. Plusieurs chaînes de télévision transnationales ont été créées (à commencer par TV5), des spécialistes de la télévision et du cinéma ont investi les ambassades françaises sans que les diplomaties du reste du monde connaissent d'équivalent, et enfin, les professionnels français du cinéma et de la télévision ont été très rapidement enrôlés. Au fond, cette politique propose une alternative à la domination des États-Unis sur les marchés audiovisuels mondiaux. Elle mise sur une diplomatie de la diversité culturelle et non sur la rentabilité économique. Elle associe la production audiovisuelle française à celles d'autres pays dominés dans la mondialisation audiovisuelle : TV5, qui est ainsi la chaîne de la francophonie, du multilatéralisme et de la culture, existe toujours à côté de la « CNN à la française » qu'a été France 24 à partir de 2006. De même, une politique française d'exportation accompagne les cinéastes du monde entier, depuis l'écriture de leurs scenarii jusqu'aux salles d'art et d'essai, en passant par les récompenses à Cannes ou dans d'autres festivals. Ashgar Farhadi, Abderamane Sissoko, Jia Zhang Ke, Rithy Panh, incarnent, avec bien d'autres, un « cinéma du monde » dont les racines poussent en France. Au moment où la pérennité de cette politique semble menacée par de nouveaux acteurs tels que Netflix, cet ouvrage raconte son invention et restitue son originalité.