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"Mon précédent voyage dans les rangs du Front national ne semblait pas vouloir finir. Française, j'ai fui la France. Entre juillet 1988 et avril 1989, je me suis retrouvée en Nouvelle-Calédonie, aux côtés de ceux qui contestent la présence de notre drapeau sur leur territoire, les Kanaks. Ce drapeau, je n'arrivais plus à le voir autrement qu'en bleu-blanc-rouge sang. J'avais quelques raisons. En passant en Kanaky, je voulais découvrir cet autre monde, nationaliste lui aussi, qui m'apparaissait a priori comme l'exact opposé du lepénisme. Établie en tribu comme d'autres naguère en usine, à Canala et à Ouvéa, j'ai partagé le travail quotidien, celui des champs comme celui des réunions politiques, écouté ce qui était dit autant que ce qui était tu, vécu les contraintes et les espoirs, les ambiguïtés et les contradictions d'une lutte de libération. Partir, c'est aller chercher ce que l'on sait être sous ses pieds mais que l'on ne parvient plus à voir. Un détour pour un retour. Je l'ignorais évidemment, j'ignorais surtout que cette boucle dans l'espace se doublerait d'une tragique boucle dans le temps. Les morts ont précédé mon départ, les morts poursuivent mon retour." Anne Tristan.