L'auréole de la peinture doit son titre à la figure complexe du
mazzocchio. C'est un objet étrange dont la représentation, sous
différentes formes, hante la peinture de Paolo Uccello. Cet
anneau à facettes noires et blanches, porté nu ou drapé d'un
tissu, est un remarquable couvre-chef. Celui qui le porte semble
coiffé d'une singulière auréole. Sujet de recherche, prouesse de
la perspective dans l'oeuvre d'Uccello, le mazzocchio ne cesse
d'être une énigme.
Le phénomène déborde la peinture pour interroger tout l'art.
C'est ce que Gisèle Grammare nomme : «l'effet mazzocchio».
Elle aborde, à partir de son expérience de peintre, selon une
manière d'auto-analyse, l'élucidation des structures initiales
mettant en marche les processus créateurs. Le mazzocchio, qui
est un principe fondateur chez Uccello, peut prendre d'autres
formes, moins évidentes chez un autre artiste. De la sorte, elle
initie une amorce de méthode saisissable par tout chercheur de
l'art désireux de mettre à jour les phénomènes profonds et
enfouis de la création artistique.
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