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L’atomisme antique, celui de Démocrite, Épicure et Lucrèce, fait scandale : tous les corps sont constitués de particules indivisibles, l’âme elle-même est corporelle et périssable, les mondes sont en nombre indéfini et n’ont pas d’autre origine que le hasard ou la nécessité. Aucune providence, aucun dessein intelligent ne peut en rendre raison. Être atomiste, c’est aussi rejeter la religion commune, ses interdits et ses fables, sources de croyances superstitieuses, de violences absurdes et d’angoisses existentielles. Si l’âme est mortelle, pourquoi craindre les dieux et redouter d’imaginaires châtiments qui nous attendraient dans les enfers? Épicure, tout à l’inverse, exhorte à prendre le plaisir pour guide de nos actions et principe de notre existence.
Mais tout cela, nous l’apprenons en grande partie par des auteurs qui sont, le plus souvent, les ennemis déclarés de l’atomisme lui-même. C’est donc par le prisme de la polémique, chez les platoniciens, chez Aristote, au travers des textes sceptiques, stoïciens ou chrétiens, que se révèle, paradoxalement, la vérité de l’atomisme antique. Le conflit est radical. Faut-il chercher à l’atténuer ou reconnaître que la fracture est irrémédiable, et qu’elle conduit à un questionnement fondamental qui irrigue encore la modernité?