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De nombreux artistes au siècle dernier ont cédé à la tentation de l'exode oriental : c'est la "maladie du bleu", "nostalgie de l'azur", diagnostiquée vers 1845 par Théophile Gautier. Passés les premiers engouements, cette affection poétique est pour beaucoup devenue fléau. Autrefois comme aujourd'hui, devant les mêmes tableautins colorés censés en résumer l'esprit, on a souvent retenu de l'orientalisme les facilités de palette, l'approche superficielle d'une autre civilisation, l'exploitation de poncifs : almées alanguies sur fond de moucharabiehs ou palmiers de toutes les familles découpés sur un ciel indigo. Cette vision de l'exotisme, autorisée par quelques oeuvres, reflète médiocrement la richesse de l'atelier qui l'a vu naître : celui du voyage, où surgit un autre Orient. L'étude de cette expérience authentique révèle l'observation aiguë de chaque découverte, l'émotion devant les paysages étranges, comme les waddis du Sinaï, l'intérêt précoce et admiratif de tous les artistes pour l'art islamique. C'est ce voyage que Christine Peltre entreprend ici aux côtés des artistes, du départ de Paris aux cimaises du retour, exhumant avec leurs récits, leurs albums de croquis, préludes aux oeuvres abouties, le quotidien d'une confrontation. À l'heure où le voyage est devenu déplacement, on y apprend l'aventure.