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En 2022, la France célébrera le 250e anniversaire de la découverte des îles Crozet et Kerguelen, en 1772. Avec les îles Amsterdam et Saint-Paul, la terre Adélie, puis les îles Éparses depuis 2007, elles forment les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) qui représentent aujourd’hui un cinquième du domaine maritime français. Sans ces possessions, la France ne contrôlerait pas le deuxième domaine maritime mondial – juste après celui des États-Unis. Habitées par des scientifiques, techniciens et militaires renouvelés périodiquement, les TAAF sont dépourvues de population permanente. Elles n’en ont pas moins sécrété un langage spécial, le taafien, transmis d’hivernage en hivernage par les hôtes de cette étonnante France australe. Le taafien pourtant n’est pas une langue autonome du français, dont il conserve la grammaire et la syntaxe. Avec ses acronymes, sigles et abréviations, il peut sembler de loin une sorte de jargon administratif ou de langage professionnel. Toutefois, l’humour et l’inventivité des hivernants lui ont aussi conféré une humanité singulière, une force poétique, évocatrice de métiers bizarres et de paysages mystérieux. Dans les TAAF en e et, on manipe, on godonne, on se garotte, on élingue et on slingue, on s’ensouille et se désensouille : tel est le quotidien de l’Adsup, du Disker, du bib et des bibous, du bout’d’chou et du popchat, du cinoc et du copec, du mammintro, des partex, des Réus et autres manchots ou skuas qui vivent là-bas, dans leurs Fillods – au milieu des pachas, des plonplons, des chiochios et des cracoulalas... De ces mots venus du froid émane une poésie propre ; on trouvera ici le premier lexique complet de la taafophonie, augmente d’un cahier de photographies, autre echo poetique a ces terres lointaines.