Le nom du père parle du bogue de la châtaigne. «Cette
enveloppe verte et piquante, qui s'ouvre avec la délicatesse de
la souffrance, le réfère à l'arbre et au fruit. Le châtaignier est
l'arbre de l'Aveyron comme il est l'arbre de la famille, nourricier
et identitaire».
L'arbre du père ouvre au paysage de sa vie. «Si on ouvrait les
gens, disait Agnès Varda, on trouverait des paysages. Moi si on
m'ouvre on trouvera des plages». «Si on avait ouvert mon père,
dit l'auteur, on aurait trouvé le Rouergue : des monts d'Aubrac à
la dépression industrielle de Decazeville, de la vallée du Lot à la
campagne traditionnelle de Villefranche-de-Rouergue».
Ce récit est une conversation entre le père et le fils, souvent
frileuse, parfois fantasmée, jamais indifférente. La mémoire
aime raconter des histoires, romancer les bribes d'une vie qui,
additionnées, font l'existence.
Entre 1907 et 1981, c'est tout le XXème siècle qui déroule son
tapis de guerre et de paix, de rêve et de souffrance, de politique
et de vie quotidienne. Ce livre est une promenade écrite avec des
images en noir et blanc qui ont pour toile de fond l'humanité
naturelle, seule souveraine.
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