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Franz Rosenzweig, Walter Benjamin, Gershom Scholem : dans l'Allemagne des années vingt, ces trois auteurs ont imaginé une nouvelle vision de l'histoire qui met en scène l'idée d'une utopie messianique. A la vision optimiste d'une histoire conçue comme une marche permanente vers l'accomplissement final de l'humanité, ils opposent l'idée d'une histoire discontinue, dont les moments ne se laissent pas totaliser, et dont les déchirements sont plus significatifs - mais aussi plus prometteurs - que l'apparente homogénéité. Que cette autre vision de l'histoire soit apparue précisément à cette époque, et chez trois penseurs juifs, n'est pas un hasard. La réflexion sur l'histoire est née de leur expérience directe des grands bouleversements qui ont marqué le XXe siècle. Le traumatisme originel fut ici celui de la Première Guerre mondiale. Pour Rosenzweig, elle marque la fin d'une civilisation fondée sur la croyance en un ordre rationnel. Benjamin y a vu l'écroulement final d'un monde réglé par la transmission d'un trésor immémorial d'expériences historiques. Dans le journal qu'il tenait à cette époque, le jeune Scholem parle de la mort de l'Europe et de sa «mise au tombeau». Mais c'est paradoxalement sur les décombres de la raison historique que l'espérance peut reprendre son essor. L'utopie resurgit chez ces trois auteurs - à travers la catégorie de la Rédemption. Dans ce modèle d'un temps ouvert à l'irruption du nouveau, la réalisation imminente de l'idéal redevient pensable. Au moment où la fin du communisme enterre les utopies radieuses, le livre de Stéphane Mosès, qui se place sous le signe de l'Angelus Novus de Paul Klee, a le mérite d'orchestrer une réflexion essentielle sur l'utopie.