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L'âne musicien, c'est celui qui, au fronton de la cathédrale de Chartres, joue de la vielle. Et comme lui, l'artiste est "martyrisé, terrorisé, obligé à se tenir debout, à se ridiculiser, à jouer de la musique". Rien ne l'y prédispose. Et pourtant il s'y exerce, avec obstination, comme si c'était le seul moyen pour lui de s'accomplir, de transformer sa maladresse en beauté. Cette maladresse, elle lui vient du langage même, de sa résistance, contraintes qu'il exerce sur la pensée. À la fois âme et corps, esprit et matière, intérieur et extérieur, subjectif et objectif, le mot est palpable, sonore comme les choses qu'il est chargé de dire. Seule la description des choses les plus simples permet de tirer le poète hors du manège où "tournent les paroles, l'esprit, enfin la réalité de l'homme". Respecter l'objet, y revenir sans cesse, c'est rappeler la marge qui sépare les discours de ce qu'ils représentent, c'est produire non pas une copie, mais un nouvel objet né de la matérialité du texte. L'oeuvre de Ponge est sans aucun doute l'une des rares, parmi celles qu'on range sous le nom de poésie, à se situer tout entière du côté de l'immanence : elle refuse toute transcendance. Aussi est-elle certainement la plus méditée, la plus cohérente de ce siècle.