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Le procès public des crimes staliniens, l’autre Nuremberg, a déjà eu lieu. Quand ? En 1949. Où ? À Paris, au Palais de justice devant toute la presse internationale : le Goulag passait en correctionnelle. Face au prétoire, deux mondes, deux mémoires en guerre froide. D’un côté, Frédéric Joliot-Curie, Emmanuel d’Astier de La Vigerie. Pierre Cot, Vercors, Jean Cassou… Bref, l’intelligentsia progressiste au grand complet venue défendre l’infaillibilité du Kremlin, la paix et la revue Les Lettres françaises. De l’autre, Victor Kravchenko, un des premiers « dissidents » émigré aux États-Unis en 1944. J’ai choisi la liberté, sa très célèbre autobiographie, devenue le best-seller de l’après-guerre, dévoilait alors à l’Occident le terrorisme soviétique d’État. Au tribunal parisien, il va plus loin et donne la parole aux « koulaks », bagnards socialistes, ouvriers et cadres purgés, récemment passés à l’Ouest. Un dossier accablant que Khrouchtchev et Soljenitsyne rendront irrécusable. Pourtant, en 1949, pas une seule personnalité intellectuelle française n’est venue à la barre cautionner les récits de Kravchenko et de ses témoins. Depuis, mauvaise conscience ou amnésie, il semble que l’on ait préféré laisser au placard ce rendez-vous manqué avec le totalitarisme. Redécouvrir aujourd’hui l’affaire Kravchenko, c’est d’abord mener une enquête précise et dépassionnée au cœur de la confusion idéologique de l’après-guerre. C’est aussi s’interroger sur l’incommunicabilité entre laissés-pour-compte et nantis de la Libération – deux destins alors étrangers d’une même Europe.