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Si le nom de Clément Ader est connu, son œuvre et sa personnalité sont ignorées. Inventeur, constructeur, expérimentateur, écrivain visionnaire et passionné, qualifié de “père de l’aviation”, créateur du mot “avion”, Ader, né à Muret, près de Toulouse, en 1841, doit à ses succès dans la téléphonie d’avoir trouvé les moyens d’entreprendre le premier aéroplane à moteur, l’Éole, et d’en être le premier pilote d’essai. Il s’intéresse également, avec talent, au télégraphe, à l’automobile, au dirigeable, et au bateau-glisseur. Mais, pourquoi avoir intitulé « L’affaire Clément Ader », cette biographie réalisée par Claude Carlier, avec l’aide des chercheurs du Centre d’histoire de l’aéronautique et de l’espace de la Sorbonne ? Parce que, depuis un siècle, depuis les essais en 1890 de l’Éole, la chauve-souris géante d’Ader, la France revendique l’honneur du premier vol d’un engin à moteur, et que cette prétention est contestée, notamment par les États-Unis, qui affirment que le premier vol a été réalisé en 1903, par les frères Wright. La querelle, et les procès afférents, ont fait l’objet d’interprétations erronées. Tout en s’attachant à cerner la personnalité et les multiples activités d’Ader, Claude Carlier s’est livré, en ce centième anniversaire d’Éole, à une enquête rigoureuse sur les différents essais de la fameuse chauve-souris et, notamment, sur les expérimentations secrètes et controversées de l’« avion n° 3 », en 1897. Il s’efforce de rétablir la vérité historique, en s’en tenant aux faits incontestables, et en s’abstrayant de tout chauvinisme (à la différence de certains biographes). Il s’est fondé sur des archives, dont l’examen a montré qu’elles n’avaient pas été analysées ou consultées sérieusement. Quelque nuancées que soient ses conclusions, il révèle un personnage étonnant, dont les réalisations, et la foi intense dans l’avenir du plus lourd que l’air - « sera maître du monde qui sera maître de l’air », écrit-il en réclamant "une armée aviatrice" - font un incontestable pionnier de l’aéronautique.