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Le 29 décembre 1991, Mohamed Chara est mort en prison, après quatorze années de détention. Qui, normalement, s’en serait jamais soucié ? Condamné à mort, puis à perpétuité pour le meurtre d’une femme et de sa petite fille âgée de cinq ans, il n’avait cessé de clamer son innocence. Mais ils sont si nombreux, derrière les hats murs, à hurler ainsi… De fait, le cas Mohamed Chara est devenu l’affaire Chara lorsque Daniel Karlin et Rémi Lainé, de passage au centre de détention de Toul dans le cadre d’une série télévisée sur la justice, ce sont peu à peu convaincus que cet homme rencontré par hasard était bel et bien innocent. Un film en est sorti, diffusé le 9 octobre 1991 : Mohamed Chara est en prison depuis quatorze ans pour un crime qu’il n’a pas commis. Ce film a bouleversé la France. Le principal intéressé n’a pu en recueillir les fruits. Usé par la prison et la maladie, il est mort à 33 ans, deux jours après le dépôt d’une demande en révision de son affaire. Daniel Karlin et Rémi Lainé ont voulu continuer le combat pour que justice soit enfin rendue et que soit « …déchargée la mémoire du mort » (Code de procédure pénale, article 625). Pour cela, ils ont décidé d’exposer dans un livre l’intégralité du dossier. Ils y racontent leurs recherches, leurs découvertes, leurs doutes et leurs certitudes. Le résultat est terrifiant : enquête orientée, témoignages manipulés, instruction bâclée, et, au bout du compte, deux condamnations successives à la peine maximale. On souffre pour Chara. On a honte. Et l’on est saisi par la poignante obstination – ses lettres l’attestent – d’un jeune homme retiré de la vie à dix-neuf ans.