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Le 4 juillet 1976, on célébrera le deux-centième anniversaire de la fondation des États-Unis d’Amérique. Il y a deux siècles, en effet, de lointaines colonies britanniques secouaient le joug de Londres et, en proclamant leur indépendance, étaient déjà entrées en lutte contre l’occupant. Le marquis de La Fayette fut le plus illustre des aventuriers engagés dans ces combats de libération et, à ce titre, le premier « Guerillero » des temps modernes. Parti de France, il mit son épée au service des insurgés, offrit sa vie et sa fortune pour défendre la liberté des autres. La protection de George Washington fit de ce seigneur contestataire, égoïste et insolent, le plus jeune général de l’époque, un général de vingt ans. Ce fut sur les champs de bataille, que le marquis de La Fayette eut la révélation de ce qu’il devait appeler le « miracle américain ». Ses premiers compagnons furent les engagés volontaires de sa fameuse « Division des Virginiens », des soldats résolus, recrutés le plus souvent parmi les ruffians et ceux qu’on dénommait avec mépris les « peasants ». Avec eux, il vécut une épopée exaltante, dans un éblouissement de jeunesse et de liberté. Sommé par Louis XVI de revenir en France, après la victoire des « insurgents », La Fayette fut tenu pendant longtemps à l’écart de la vie publique de son pays. Il fit, par la suite, une très mauvaise politique, car cet aristocrate libéral, créateur du drapeau tricolore et toujours prêt à se compromettre pour concilier — sans succès — les vertus de la monarchie et celles de la république, se trouva toujours en porte-à-faux. Sans doute parce que son modèle demeurait celui de la démocratie américaine. Il se trompa ainsi perpétuellement de continent ! En publiant « La Fayette, le sortilège de l’Amérique », deux auteurs ont voulu, précisément, faire la lumière sur l’action véritable de ce personnage emprisonné dans une légende abusive. L’un d’eux, est le professeur Paul Lesourd, archiviste-paléographe, plusieurs fois lauréat de l’Académie française et de l’Académie des sciences morales et politiques, qui apporte son témoignage d’historien. L’autre est Marion Vandal qui a suivi méthodiquement — en Amérique — la longue piste qui, en passant par les plaines de Virginie, les forêts de Pennsylvanie, et les étendues glacées de l’État de New York, l’a conduite devant la statue érigée face à la Maison Blanche, pour immortaliser le marquis aux deux patries et aux trois couleurs. Un marquis français, épris de libéralisme, au siècle des Lumières, et dont la dernière volonté fut d’être enseveli dans cette terre américaine, qu’il avait rapportée de son dernier et triomphal voyage aux États-Unis, comme s’il avait voulu que « le sortilège américain » n’eut jamais de fin.