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L’ouvrage de Jacques Nassif nous invite à revenir à la geste freudienne et aux fondements qu’elle offre à la psychanalyse, en tant qu’elle consiste précisément à écouter le symptôme pour ce qu’il a à dire et essayer de le traduire. Il ne s’agit pas d’une traduction d’une langue connue à une autre, mais plutôt de la tentative, à jamais imparfaite, de saisir quelque chose de cette langue inconnue qu’est l’inconscient, pour la faire passer en une parole qui n’existe pas encore. Le psychanalyste n’est donc pas seulement le sujet supposé savoir, amenant à une inévitable déception, mais un compagnon de route qui travaille de conserve avec l’analysant pour qu’il puisse élaborer le vif de sa parole, revenir à la vie originale et non répétitive de la création subjective qui s’y essaye. Aussi et pour ce faire, convient-il de tirer les leçons des aînés, sans se laisser contraindre à répéter des leçons, une éthique bien apprise pouvant éviter de transformer la psychanalyse en un nouveau protocole, en une médecine parallèle que cette dernière, officielle celle-là, aura bien raison de condamner comme une escroquerie. Ce qu’écrit Jacques Nassif du psychanalyste me fait penser à une nouvelle figure de l’écrivain que je baptiserais : l’écrivain privé , non pas celui qui écrit les missives ou les documents à la place du commanditaire, mais qui tente de l’aider à tracer les lignes de sa parole. La place de cet écrivain est malaisée, car il doit tenter autant que possible de ne pas déformer ou écraser de sa présence ce qui se laisse entendre sur son divan. Il n’y a certes pas lieu de traduire dans une langue, qui serait le discours officiel de la psychanalyse, les plaintes, les cris ou les murmures de l’analysant qui ne se verrait pas bien avancé, se retrouvant réduit à ne plus être qu’une simple illustration du dogme.