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Nous sommes en 2040 dans une société où, par médiocrité et incompétence, le pouvoir politique s’est discrédité auprès des citoyens. Aucun projet commun ne fédère plus les individus, car le souci de l’intérêt particulier a remplacé celui de la collectivité.
Le peuple, comme accroché à une bouée de sauvetage, n’admet plus comme valeurs que les devises de la Révolution Française, seules à ne pas être contestées. La plus en vogue est l’égalité, tout étant mesuré à son aune.
Par ailleurs, les avancées technologiques ont prospéré, y compris dans les domaines les plus incongrus. Agissant comme une drogue, ils apportent tout d’abord un bien-être, qu’au nom de l’égalité, tout le monde veut s’approprier, pour se transformer rapidement en un joug insupportable. Les médias sont devenus les représentants des citoyens, ayant pris la place des élus qui, pour la plupart, se sont enfuis, terrorisés.
C’est de cette accumulation infernale de non-sens qu’Albert et Maria veulent se sauver. Ils cherchent un refuge, où une vie « normale » leur permettrait d’échapper à l’absurde. Très méticuleusement, ils organisent leur fuite et retrouvent pour un temps l’apaisement recherché. Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille… Et il n’est pas sûr qu’Albert et Maria puissent profiter longtemps du bonheur retrouvé.
Cette satire incisive d’une société future risquerait-elle de voir le jour dans la nôtre ?
Après avoir écrit plusieurs essais, une pièce de théâtre et une anthologie de la littérature française, Michel Laury aborde le roman par le biais d’une anticipation ironique et grinçante.