Qu'elle soit verbale, gestuelle ou intellectuelle, la violence interpelle.
Hier comme aujourd'hui, elle reste un enjeu majeur et une
préoccupation quotidienne de l'ensemble des acteurs sociaux et
politiques tout comme des professionnels du droit. Pourtant, ce paradigme
de violence, polysémique, d'une définition souvent floue, s'avère d'une
analyse difficile et nécessite une approche plurielle, capable d'interroger
à la fois la société, la religion, le droit et la politique, en Europe et dans
le reste du monde, du Moyen Âge au XXe siècle.
En adoptant cette méthode, qui autorise une lecture à variable multiple
des formes de la violence, les vingt-neuf chercheurs ici réunis proposent
des interprétations, des hypothèses et des résultats stimulants et
fructueux, dans des champs aussi divers que ceux de l'histoire, de
l'histoire de l'art, de la gender history, de la littérature, de l'histoire des
idées et de l'anthropologie.
Les études rassemblées dans ce volume prêtent une attention toute
particulière aux cas singuliers et collectifs, ainsi qu'à l'acteur face
au «système» existant (social, politique, religieux, économique), en
mesure de saisir réellement ce phénomène pluriel sur un plan à la fois
diachronique et synchronique.
Aussi la violence, dans ses configurations multiples, dévoile-t-elle les
réponses données par les autorités - religieuses et laïques -, la famille,
la parenté, le voisinage, la communauté, les intellectuels, les artistes, les
compositeurs entre le Moyen Âge et l'époque contemporaine.
We publiceren alleen reviews die voldoen aan de voorwaarden voor reviews. Bekijk onze voorwaarden voor reviews.