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Ce dernier ouvrage de l’« enfant terrible » de la philosophie des sciences est issu d’une série de conférences données par Paul Feyerabend en 1992. Il offre une synthèse de sa pensée sous une forme particulièrement vivante, comprenant ses échanges avec les auditeurs. Il ne faut pas comprendre le titre comme une charge sans nuances contre la science, mais bien plutôt comme une protestation contre l’unilatéralisme de la pensée quand elle se revendique de la science seule. Feyerabend montre que nombre de considérations sur la nature des théories scientifiques sont tout simplement erronées et qu’elles conduisent à des généralités abstraites sans effets sur les problèmes les plus pressants de l’humanité – guerre, pauvreté, etc. Il conclut sur une défense iconoclaste de la valeur de l’expérience pratique pour équilibrer les prétentions d’une théorisation à tout-va. Paul Feyerabend (1924-1994) fut le plus original philosophe des sciences du XXe siècle. D’origine autrichienne, puis naturalisé américain, il a enseigné dans de nombreuses universités. Ses principaux écrits, Contre la méthode, et Adieu la raison (publiés en version française au Seuil), ont rendu célèbre sa vision anarchiste et critique de la science.