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Pourquoi ce roman plonge-t-il d'emblée le lecteur dans un univers insolite, quand la banalité des propos, toujours maintenus au niveau de la vie quotidienne, et la simplicité des personnages (adolescents, jeunes filles, serveuses) devraient nous paraître familières, rassurantes ? C'est qu'il s'agit d'une humanité complètement intoxiquée par la "culture" cinématographique. Les paroles, les pensées, les imaginations, les psychologies des protagonistes ne sont autres que celles des films commerciaux. Tout le monde "se fait du cinéma". Réquisitoire féroce ou tendre constat ? L'aliénation générale est peinte avec l'absolue simplicité de ceux que l'on nomme "naïfs" : transfiguration de la réalité par les inventions à la fois innocentes et perverses d'un humour sans arrière-pensée moralisatrice. Aliénation qui n'est pas seulement d'ordre cinématographique, comme on le comprend vite : la religion, les interdits sexuels y jouent aussi leur rôle. La "trahison" de Rita Hayworth, ce pourrait bien être aussi celle d'Ève, et celle de la Sainte Vierge... Les victimes privilégiées étant bien entendu les adolescents, les enfants. En particulier le jeune Toto, quinze ans, qui doit, en même temps qu'il affronte les terreurs de l'initiation sexuelle, tenter de se délivrer des préjugés sociaux et de la sotte autorité paternelle aussi bien que sortir du délire cinématographique. L'immense richesse de la langue, langue parlée, naturelle et savante (le film, La grande valse, raconté par Toto est un sommet de cette recherche d'écriture), achève de faire de Manuel Puig et de son oeuvre un phénomène tout à fait original dans la littérature latino-américaine.