La torture judiciaire a pour but de faire avouer un crime à un suspect
- voire de lui extorquer les noms de ses éventuels complices - en lui
infligeant, selon un processus précis, des sévices physiques très
douloureux et insoutenables. Héritage du droit romain, cette torture est
réintroduite en Occident dans la procédure pénale au XIIIe siècle. Mais
dès le XVIIIe siècle, elle est abandonnée et, par la suite, universellement
interdite par le droit international.
Cependant, depuis quelques décennies, nous assistons à une nette régression
car la voici redevenue une pratique d'État dans des pays tenus
pour démocratiques, comme les États-Unis. Comment comprendre et
expliquer une telle institution ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage,
oeuvre conjointe d'historiens, de juristes et de philosophes, aborde
successivement trois grandes époques : d'abord, à partir du XVIe siècle,
la contestation de la torture judiciaire, puis sa disparition progressive
aux XVIIe et XVIIIe siècles, enfin son retour considéré pourtant comme impensable
aux XXe et XXIe siècles.
We publiceren alleen reviews die voldoen aan de voorwaarden voor reviews. Bekijk onze voorwaarden voor reviews.