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L’affaire Dreyfus n’a pas surgi au hasard, à la jonction des XIXe et XXe siècles, dans la société française bouleversée par trois quarts de siècle d’une révolution industrielle menée de façon inhumaine au plan social. Depuis 1830, la France est dominée par une nouvelle trinité, celle des financiers, des entrepreneurs et des grands négociants. On ne peut rien comprendre à la déchirure d’une partie de l’opinion publique, provoquée par cette affaire, si l’on fait abstraction du contexte économique et social ou de la guerre déclenchée contre l’Église catholique, la religion de la très grande majorité des Français de l’époque, par des politiciens, davantage voués au service de la nouvelle trinité dominante qu’à celui de la nation. L’antijudaïsme (mal dénommé « antisémitisme ») n’est que l’une des composantes, très médiatisée il est vrai, de la guerre opposant les vrais maîtres du régime aux réformateurs de tous bords et à l’Église qui, sous la houlette d’un très grand pape, Léon XIII, se détache progressivement des vaincus de 1830, l’aristocratie terrienne et la bourgeoisie de robe, et repousse le « libéralisme économique » tel qu’il est pratiqué. L’affaire Dreyfus survient, non pas dans un « monde en mutation » (la transformation économique irréversible est achevée depuis plusieurs décennies), mais dans une société instable où s’affrontent durement les dévots de trois cultes irréductibles. On a tenté de décrire cette guerre, où tous les coups même les plus bas paraissent bons, opposant les révolutionnaires répartis en de multiples chapelles rivales, l’Église catholique elle-même fort désunie et les adorateurs du Progrès et de la Richesse, élevés au rang de nouvelles divinités de la République.
Voir également, même éditeur : La ténébreuse affaire Dreyfus (tome 2) : Nouveaux regards