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Omschrijving
Avec cet essai, qui rassemble la plupart des études qu’il a consacrées aux Powys depuis trente ans, Patrick Reumaux entend payer sa dette de lecteur envers le génie d’une famille de grands écrivains anglais, qu’on ne saurait comparer, outre-Manche, qu’aux Brontë. Sa fami- liarité avec l’univers tourmenté des Powys remonte aux années 1970, quand Pierre Leyris lui parla de John Cowper et du roman Ducdame, qu’il avait envie de faire traduire pour sa collection du Mercure de France. Depuis lors, Reumaux s’est fait le passeur de plusieurs œuvres clés des célèbres frères, John Cowper, Theodore Francis et Llewelyn, ainsi que des poèmes de leur sœur Philippa. Ce qui le frappe d’abord chez les Powys, mis à part leur obsession commune pour les traditions du Dorset, la botanique et l’ornitholo- gie, c’est leur étrangeté radicale, leur goût pour une solitude quasi mys- tique ; une espèce d’individualisme sauvage leur confère, à ses yeux, un sentiment de supériorité : « Il y a un Graal Powys, une solidarité Powys, une essence Powys, différente des autres essences de la race humaine. » Cette distinction de clan reposerait avant tout sur le fait qu’en littérature, comme dans leur vie de « parias », les Powys se sont inscrits en faux contre le courant réaliste. Jamais ils n’auraient pu suivre de près l’école d’un Zola en s’efforçant de décrire, avec objectivité, la vie des hommes « en société » ; ils entretiennent tous des rapports bien trop contrariés avec la Vérité. Au fil de leur existence tumultueuse, ils ont noué avec Dieu, comme avec la Nature, une relation complexe, immédiate, sensuelle, rusée, chamanique ou peu s’en faut : « Tous les Powys, à leur façon, sont des prêtres – des prêtres dévoyés, mais des prêtres quand même. » Une fois admis leur appartenance à une même aristocratie de l’esprit et posées les grandes lois de leur imagination, Reumaux n’en oublie pas de distinguer les Powys entre eux : Theodore Francis (son préféré) et Llewelyn sont pour lui des « négateurs », tandis que leur frère aîné, l’immense John Cowper, de tous, le seul idéaliste, serait plutôt un « dénégateur » épique. L’un des plus évidents mérites de cet essai, porté par un ton vif et volontiers sarcastique, est d’allier à une vue kaléi- doscopique des œuvres, un petit nombre d’anecdotes, portraits et souvenirs plus personnels, qui racontent aussi, par bribes, la réception en France des livres des Powys depuis les premières parutions dans la NRF de Jean Paulhan, en 1935, jusqu’à celle du dossier « J. C. Powys » dans la revue Plein Champ (1988), sans oublier de louer l’« indispen- sable et introuvable » Cahier Granit (1973).