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Deux enfants, Susanne et Thomas. Une maison aux portes closes. Parmi les adultes qui les entourent, une mère autoritaire, un oncle faible et pervers, et – plus tard – un maître d’école sadique sont les figures d’une inquiétante toute-puissance. Seule Odette, qui est presque une simple d’esprit – ou une sainte? – se préoccupe vraiment d’eux. Et puis il y a Mathilde, la cousine tyrannique qui ment tout le temps et, pourtant, dit la vérité. «Que me manque-t-il? », se demande Suzanne. Guidée par cette question, comme Ariane dans le labyrinthe, Suzanne revisite les moments et les lieux où tout s’est joué : le divorce raté des parents, la religion et le goût du blasphème, les premiers jeux sexuels, les nuits d’été au bord du lac, la cruauté, la bêtise. Dans le fol espoir de retrouver le chemin d’un paradis qui n’a peut-être jamais existé que dans son imagination. Avec force, mais aussi avec douceur, Florence Seyvos nous entraîne à sa suite dans ce monde, celui des enfants de Henry James et de Flannery O’Connor.