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Comment le Bôdhisattva - c'est-à-dire le futur Bouddha - entra-t-il en 1583, sous le nom de saint Josaphat, dans la première édition imprimée du Martyrologe romain ? Les moines géorgiens ont joué un rôle décisif dans cet étonnant transfert culturel. En effet, c'est le texte géorgien qui nous offre, dans ses deux rédactions, le premier exemple de la christianisation de la légende. Il remonte, à travers un intermédiaire arabe, à un récit iranien, importé par des manichéens. Ignorée des moines et des hagiographes, l'origine bouddhique de cette édifiante légende, agrémentée de fables et de paraboles, se révéla peu à peu grâce aux voyageurs, de Marco Polo à Diogo do Couto, et aux progrès de l'orientalisme au XIXᵉ siècle. On découvrit alors que le fils du roi des Indes qui renonce au monde après avoir rencontré un aveugle et un lépreux, un vieillard et un ascète, n'était autre que Çakya-Mouni, le futur Bouddha, fils du roi Çouddhôdana, selon les traditions légendaires reflétées par le Lalita Vistara et les Jâtaka. Au troisième siècle de notre ère, Mani, qui se considérait comme le sceau de la prophétie, rêvait de fondre en une seule tradition spirituelle les courants religieux suscités en Occident par Jésus, en Iran par Zoroastre, et en Orient par le Bouddha. En véhiculant l'histoire du sage indien, les manichéens furent les véritables promoteurs du syncrétisme qui s'opère, dans la légende, entre les conceptions ascétiques du bouddhisme et celles de l'Occident.