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Après avoir exhorté les pères à couper le cordon ombilical, on a ré-incité les mères à allaiter, puis valorisé le contact peau à peau avec leur nouveau-né, et certains les invitent à contempler leur placenta. Désormais, les parents d’un enfant mort-né sont encouragés à le toucher ou à le photographier. Alors que la confrontation avec le corps des défunts est supposée favoriser le « travail de deuil », la crémation est suspectée de nuire à celui-ci. Parallèlement, l’accès aux origines biologiques des personnes adoptées ou nées par don de gamètes est prôné pour leur bien-être identitaire. Et dans les organes transplantés s’insinue la personnalité du donneur, menaçant la greffe de rejet psychique. Ainsi s’opère, autour de la naissance et de la mort, depuis une vingtaine d’années et dans la plupart des pays occidentaux, une focalisation sur le corps comme support de l’identité. Quelle inquiétude sous-tend ces conceptions que les professionnels du psychisme, du soin et du funéraire sont souvent les plus soucieux de mettre en pratique ? Comment la chair a-t-elle été investie d’effets psychiques censés resserrer des liens vécus comme trop lâches et fortifier des identités éprouvées comme trop flottantes ? À travers des gestes dont la convergence était restée inaperçue, cette enquête révèle un tournant idéologique et culturel majeur. Directrice de recherche en sciences sociales au CNRS, Dominique Memmi a notamment publié Les Gardiens du corps (Éditions de l’EHESS, 1996), Faire vivre et laisser mourir (La Découverte, 2003) et La Seconde Vie des bébés morts (Éditions de l’EHESS, 2011).