Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
L'espionnage et le contre-espionnage français plongent leurs racines dans une histoire du secret d'Etat. L'autorité politique dans l'entre-deux-guerres feint souvent d'ignorer l'existence des services spéciaux militaires, balaye leur rôle réel dans l'élaboration de la décision politique, dénonce leurs responsabilités silencieuses dans les échecs de la Politique. Cette étude veut justement apprécier le poids du renseignement en matière de Défense nationale, souvent passé sous silence jusqu'ici par les historiens de la période. L'espionnage est une activité progressivement réglementée dans des administrations de l'Etat. De 1919 à 1939, il renvoie à l'histoire des armées et au service de la politique, intérieure et extérieure. Un espionnage économique nouveau se met en place à l'époque, conséquence de la Grande Guerre. Celle-ci débouche en effet sur des rivalités économiques exacerbées après 1919, sur fond de la question des réparations de guerre. Cette situation se double bientôt d'une multiplication d'affaires de renseignement commercial et financier. La France a-t-elle utilisé ses services spéciaux militaires dans ses relations extérieures ? Equilibrer la balance des puissances et des alliances par des coopérations secrètes fut une tentation constante. La coordination de ces actions entre l'état-major de l'Armée, qui détenait l'outil du renseignement, et la diplomatie, qui mettait en oeuvre la politique étrangère, fut difficile. La guerre secrète avec l'Allemagne et l'URSS est l'un des fils directeurs de cette histoire. La polarisation des services spéciaux militaires et policiers sur ces deux objectifs n'a pas manqué de peser sur leur efficacité. L'auteur revient sur ce que l'on a souvent appelé la défaillance du renseignement dans les années 1930, mais aussi sur les années 1920, moins traitées par les historiens et pourtant cruciales pour l'avenir.
Olivier Forcade est professeur des universités en histoire contemporaine à l'Université de Picardie Jules Verne. En 2008, Il anime à l'IEP de Paris le séminaire de recherche métis sur l'histoire du renseignement dans les Etats et les sociétés démocratiques aux XIX-XXe siècles.