J’en viens maintenant à la caractéristique la plus étrange pour un regard contemporain des travaux accomplis par les érudits : ils ne portaient pas seulement sur l’historiographie ou l’archivistique, ils remplissaient aussi des tâches proprement juridiques. Tâches d’abord ponctuelles, telles celles confiées aux érudits du XVIe et du XVIIe siècle dans le cadre des missions de la Bella Diplomatica, la guerre des titres, puis structurelles lorsque le programme du Cabinet des Chartes sera de constituer un corps unifié du droit public.
Ce lien de l’histoire et du droit focalise la lumière sur le rôle d’un acteur que la création des institutions de recherche historique avait déjà éclairé, je parle de l’État monarchique. Énigmatique association de l’histoire et du droit qu’on ne pouvait cerner qu’à comprendre les desseins de la politique de recherche historique, qu’à l’inscrire à l’intérieur de la politique juridique engagée et en partie manquée par la Monarchie. Ce sont ces politiques que j’ai essayé d’analyser dans La République incertaine.
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