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« La grande poésie est sans âge et sans doctrine, sans artifice et sans terreur », écrit Jean Rousselot à propos de Guy Bornand. Ce poète, plutôt discret, ne serait-il pas, à sa manière, une sorte d’imprécateur tranquille dans notre monde où tout semble tomber en déliquescence, où l’on prend aisément un mot pour un autre, où l’on démonétise les valeurs au gré des coups de bourse médiatiques. Aujourd’hui, on consacre « chercheur scientifique » une ex-twisteuse phytomaniaque, « homme d’État » le chantre boursouflé de l’hystérie raciste, « nouveau philosophe » le contenu mignonnet d’une chemise de grand couturier. Comparé à ces « références », G. Bornand serait plutôt du genre réac. Nous sommes tous des réacs. La poésie doit être réactionnaire si elle consiste à réagir contre l’immense processus planétaire de l’asservissement de l’homme par l’homme, ou, plus précisément, de la condition humaine aux intérêts particuliers de quelques-uns. Bornand parle de liberté, de générosité, de chaleur humaine, de soupe au lard, de « printemps qui sent le fumier », de « béliers fous de sang », d’une vieille qui « commande aux morts de cesser de craquer dans les armoires ». Quoi de plus réac ! Le poète restitue l’homme à l’homme. Au-delà d’une apparente méditation paysanne, dans des textes à l’architecture exigeante et rigoureuse, construits dans un matériau métaphorique (essentiellement rural) devenu banal, presque abstrait, Guy Bornand « infuse une sève concrète » et, du même coup, « élargit notre conscience » (J.-R.) d’homme solidaire des hommes.