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Cet ouvrage propose un parcours socio-historique autour de la confrontation de la religion avec l’esthétique en focalisant sur l’art particulièrement en phase avec le fait religieux. Héritage chrétien en disgrâce, la religion dans notre culture, marginalisée par les mutations socio-économiques et cognitives, n’a plus l’emprise universaliste sur la vie collective. Au regard de cette configuration, l’esthétique est un important espace d’interpellation. Son exploration s’est concentrée principalement sur le fait musical en lien avec la liturgie analysée du plain chant jusqu’à la réouverture de Notre-Dame de Paris, et en interface avec la pensée théologique sous différents aspects. L’art pictural et l’architecture des lieux de culte sont aussi analysés à travers la « querelle de l’art sacré » marquée par de sévères antagonismes dans la deuxième partie du XXe siècle. Au cours de ces investigations, la religion se voit alors mise à l’épreuve avec l’esthétisation des manifestations du religieux à travers le langage généralisé de la symbolisation au regard du discursif. Plus particulièrement, l’art, en ayant acquis son autonomie, renvoie à la sensorialité, à l’inconscient, à une forme de sacré et donne accès à une transcendance différenciée du surnaturel. Ces analyses soulèvent des questions essentielles sur la destinée de l’histoire humaine.